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Le sens de "la communauté"  selon Houria Bouteldja

Houria Bouteldja est la porte-parole du parti  français Les Indigènes de la République. Cette Franco-Algérienne, née à Constantine, nous avait habitués à ses déclarations contradictoires, soufflant le chaud et le froid sur les questions d’immigration et d’intégration, multipliant les contradictions comme, par exemple, lorsqu’il a défendu un premier temps Dieudonné, avant de s’en prendre à Alain Soral, pourtant grand soutien de l’humoriste.

La dernière « saillie » si j’ose dire de Houria Bouteldja date d’un certain temps, mais il arrive un moment où on en a trop sur le cœur de voir des gens d’origine magrébine s’exprimer en France, au nom de gens qui ne leur ont rien demandé. 

Ainsi Mme Bouteldja a déclaré qu’elle comprend qu’une femme noire ne porte pas plainte contre un homme noir qu’il a  agressée pour, dit-elle, « protéger la communauté ».

D’abord, il apparait clairement qu’elle conçoit que la France soit partagée en communautés distinctes, selon la race ou la religion. Difficile dans ce cas de lutter contre l’entre-soi des Français de souche ou de combattre la marginalisation des personnes issues de l’immigration, si elle conçoit que tout le monde doit rester dans les limites  de « la communauté » comme elle dit.

Ensuite, Mme Bouteldja pense qu’une femme noire est plus soucieuse de protéger sa communauté que sa propre personne. On ne sait où sont les limites de ce raisonnement, car quelqu’un de la même communauté pourrait tout aussi bien tenter de voler, d’agresser ou même de tuer une personne de la même couleur, tout en étant protégé par « la communauté ».  C’est donc la loi de l’omerta.

Par contre, Mme Bouteldja semble penser si une femme noire se fait violer par un homme blanc, là il est normal qu’elle se sente « réellement » violée, là elle peut déposer plainte, si l’agresseur est un blanc.

Peut-être que dans son raisonnement obscène la porte-parole des Indigènes de la République pense aussi que si une femme blanche se fait agressée par un homme blanc elle aussi ne devrait pas porter plainte pour protéger sa communauté ?  Bref, on ne sortirait pas du labyrinthe de l’absurde si on suit de prétendus porte-paroles qui sont malheureusement écoutés par les jeunes et les moins jeunes, à une époque où on parle plus que jamais de la situation de la femme, partout dans le monde.

Il est regrettable aussi de voir que l’État français  a déboursé de l’argent pour financer les études, les recherches et les livres de quelqu’un comme Houria Bouteldja.

 

Lyes  Ferhani

 

Tag(s) : #Société
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